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DE LA VILLE DE PARIS.
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[t5C7]
lad. ferme de la douenne. Sur quoy icelluy nostred, frere nous a proposé qu'il désirerait voluntiers mectre et employer lesd, deniers, à mesure qu'i les recevera, sur vostre Hostel de Ville de nostred, ville de Paris à constitution de rente au denier douze, au prouffit et commodité de nostred, seur et des siens, si nostre bon plaisir estoit, pour plus grande seureté, vertu et efficace de lad. constitution de rente la garentir et faire valloir à nostred, frere et seur, son espouse, pour elle et les siens, comme dit est, desi-rans, en tout ce qui leur peult toucher, les gratiffier ct favoriser si avant que le requiert la proximité du sang dont ilz nous atouebent. Pour ces causes et après avoir cu sur ce l'avis de la Royne, nostre tres honnorée dame et mere, princes de nostre sang et gens de nostre Conseil privé, avons voullu et ordonné, voullons, vous mandons et ordonnons, par ces presentes que vous ayez à rachepter pour lad. somme de v° mil livres tournois de rentes constituées sur l'Hostel de Ville de nostred, ville de Paris, desquelles rentes le payement se faict des deniers provenans des greniers à sel de nostre royaulme, ainsi et à mesure quc nostred, frere vous en fera à diverses foys fournir l'argent, et led. rachapt faict, en faire vendition el en constituer et assigner à nostred, frere rente sur vous et vostred. Hostel de Ville, au denier douze, pour la valleur et prorata du principal des deniers qu'il vous en fera fournir jusques à la concurrence desd, cinq cens mil livres tournois, lesquelz entendons et vous mandons à ceste condition recevoir de nostred, frere jusques à l'acomplissement et par-fournissement d'icelle somme, et en passer et arrester avec luy ct ses procureurs deuement fondez
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et advouez de luy tous contractz, promesses et seuretez pour ce respectivement requises et nec-cessaires, lesquelz nous avons quant à ce auclorisez, auctorisons et voullons estre de telle force et vertu que si faictz et passez estoient en nostre nom pour le regard de nostred, frere. Promeclans d'abondant par ces presentes, pour ce signées de nostre main, en bonne foy et parolle de Roy ct soubz l'obligation de tous et chascuns noz biens et de noz successeurs presens et advenir, avoir agreable, ferme el stable tout ce que faict et passé aura esté en ce que dit est entre nostred, frere et vous, et luy garantir et faire valloir icelles rentes qui luy auront esté, ainsi que dit est, par vous vendues et constituées, ensemble le principal d'icelles rentes, pour et au prouffit et commodité de nostred, seur, son espouse, et des siens, comme dict est. Si vous mandons en oultre que noz presens declaration, ordonnance, vouloir et intention vous ensuiviez de point en point, voullans que au rachapt que vous ferez desd, rentes pour l'effect que dessus soient contrainctz, si besoing est, toutes personnes qui pour ce seront à contraindre, nonobstant quelzconques oppositions ou appellations, ordonnances, mandemens ou deffences à» ce contraires. Donné à Sainct-Mor-des Fossez, le x° jour de May, l'an de grace mil cinq cens soixante sept, etde nostre regne le septiesme." Ainsi signé : CHARLES.
Et au dessoubz : Par le Roy en son Conseil : de l'Aurespine.
Et seellé sur simple queue du grant sel de cire jaulne.
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DCCLXXXII. — Lettres du Roy pour iiii" iii mil livres de rente à rachapt perpétuel.
i" juin 1567. (H -?84, fol. 392 r".)
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De par le Roy.
"Tres chers et bien aînez, la-grande assemblée de gens de pied et de cheval et autres preparatifz de guerre qui ont esté faictes en l'année derniere par tous les princes et potenlalz, noz voisins, nous ont
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donné juste occasion de tenir noz places de frontière en seureté et deffence. Et pour ce faire avons, des le commencement de la presente année, ordonné et assigné plusieurs grandes sommes de deniers pour les convertir et employer aux reparations et fortiffications desd, places'1', achaptz de soulphres,
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C) Des lettres du 14 janvier 1567 avaient institué deux officiers trésoriers chargés de l'examen des dépenses pour la réparation des places fortes, l'un au midi de la France, l'autre au nord, afin de remédier aux ahus qui s'étaient commis dans l'administration des deniers des fortifications. La correspondance de Catherine de Médicis nous montre l'activité déployée dans les travaux des places du nord du royaume; on voit par une lettre à M. de Humières, en date du 1" février, que le Roi venait de faire délivrer au trésorier des réparations de Picardie une première somme de 3o,ooo livres; dans une autre lettre du io mars, la Reine Mère recommandait au méme personnage de faire travailler aux fortifications de Péronne el de veiller à ce que les deniers ne fussent plus retenus par les trésoriers, mais "tous employez es effectz pour lesquelz ilz sont ordonnez et destinez»; le 22 avril suivant, elle le priait de
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